[SEMINAIRE] – L’EQUIPE AU TRAVAIL

Samedi studieux pour notre équipe Vivre Mieux. Réunis toute la journée à l’occasion de notre quatrième séminaire depuis le 12 avril, nous avons travaillé avec l’aide d’experts pour approfondir notre projet notamment sur les questions de mobilité et les réponses à apporter pour résorber les bouchons chroniques et BOUGER MIEUX à Bouc-Bel Air.

Les différentes analyses attestent de la congestion (ville traversée par RD8n, A51, D6, bretelles et phénomènes de « shunt » aux heures de pointe). Notre ville se caractérise également par un habitat diffus et peu dense, une trame urbaine multipolaire, un réseau viaire structurant et secondaire, et un relief significatif.

Les solutions se trouvent en partie dans les grands projets structurants à l’échelle métropolitaine comme la mise en œuvre du Plan Vélo Métropolitain, le développement du covoiturage mis en place depuis octobre 2023, l’arrivée de la ligne nouvelle Paca, le Plan Marseille en Grand et les enjeux liés à la création d’un échangeur A51 / D6 / RD8n, l’émergence en 2026 du Pôle d’échange de Plan de Campagne en lien avec ceux de l’ARENA et de Plan d’Aillane …

Mais bien sûr, si la ville doit se faire entendre auprès de ses partenaires, elle peut agir en proximité sur la voirie (hors Métropole) et jouer de ses pouvoirs de police (circulation et stationnement, en agglomération), sur l’urbanisme et les acteurs locaux : associations, habitants, écoles, commerçants, …

La ville devra également se prononcer dans les prochains mois pour définir un schéma de mobilité au niveau du bassin de proximité réunissant au total 5 communes autour de Bouc-Bel Air (Cabriès, Simiane, Gardanne, Mimet et Gréasque)

Nous saisirons cette opportunité pour contribuer, avec l’aide des associations et des Boucains, à créer un système de transports maillés et radiaux entre quartiers (type Diablines) et de rabattement vers les axes de transports collectifs intercommunaux ainsi qu’une autoroute à vélos dans le cadre d’une convention avec la Métropole compétente en matière de mobilité.

Cela demande aussi de relancer les négociations avec le Département et la Métropole sur la protection des riverains contre le bruit le long de la D6 et de l’A51 (murs anti-bruit, revêtement des chaussées). Nous proposerons également la création d’une maison de la Mobilité, le co-working et la création d’un tiers-lieu.

La commune de Bouc-Bel-Air dispose d’une position clé dans le système de mobilité métropolitain et peut mettre l’accent sur une mobilité respectueuse de l’environnement pour un développement harmonieux. 

Cela exige que nous menions des actions coordonnées avec les principaux partenaires institutionnels et opérationnels pour répondre efficacement aux besoins de mobilité des habitants. Cela nous engage aussi à étudier la mise en place de zones piétonnes, de zones à 30, de Quartiers Verts, d’une Voie Verte… Nous étudierons encore au cours du mandat des solutions telles que le Plan de déplacements scolaires (pedibus, cyclobus), le plan vélo local qui reste à évaluer, le stationnement, les livraisons et l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

Rencontre mobile le 29 novembre la Bergerie

Urbanisme le 26 novembre

La Métropole a lancé la consultation préalable à la modification n°2 du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) du Pays d’Aix et ses 36 communes dont Bouc-Bel Air. Car, comme le précise la délibération métropolitaine du 27 février 2025 ce document est appelé à évoluer pour accompagner les projets communaux et métropolitains du Pays d’Aix. 

Cette consultation est ouverte depuis le 15 septembre et prévue pour se poursuivre jusqu’au 29 mars 2026, et donc, une semaine après le deuxième tour des élections municipales mais avant l’élection des maires par leur conseil municipal. Cela ne permettra donc pas aux maires nouvellement élus d’en débattre et d’exprimer la position de leur conseil sur les projets d’aménagement inscrits dans ce document de planification majeur pour l’avenir des communes, et bien sûr celui de Bouc-Bel Air. Souhaitons qu’ils puissent le faire à l’occasion d’une future modification et avant qu’il ne soit trop tard…

Même si le chemin est difficile, c’est néanmoins le moment pour vous toutes et tous, chères Boucaines et chers Boucains de faire entendre votre voix, notamment pour réaffirmer vos réserves ou votre opposition à certains projets, comme l’échangeur de San Baquis (cf. p.13). Le registre numérique est accessible à l’adresse suivante : 

https://www.registre-numerique.fr/concertation-modification2-plui-paysdaix

Toutefois, à ce stade, aucun dossier complet n’est disponible. Le registre numérique précise que le projet est « toujours en construction » et sera alimenté au fur et à mesure. Pour consulter le PLUi de Bouc-Bel Air et ses 11 orientations d’aménagement et de programmation (OAP) vous pouvez donc consulter le document sur

https://plui.ampmetropole.fr/assets/documents/PLUi_CT2_3_3_OAP_SECT_BOU.pdf

Vous pourrez alors adresser votre contribution en ligne ou directement sur le site du registre numérique ou par mail à l’adresse :

 concertation-modification2-plui-paysdaix@mail.registre-numerique.fr

Conférence : Alimenterre le 22 novembre

L’association Bouc en transition a accueilli samedi le festival Alimenterre. 

A l’issue de la projection du film « On mange quoi ? », deux tables rondes ont réuni des intervenants de qualité (diététicienne, agent en charge des projets alimentaires à la Direction régionale de l’aménagement, de l’agriculture et de la forêt, un agriculteur, un représentant de la SAFER…) pour évoquer le lien entre alimentation et santé et l’agriculture de proximité. Deux thèmes qui figurent au cœur de notre projet.

Savez-vous qu’au cours d’une vie nous consommons en moyenne 30 tonnes d’aliments et 50 000 litres de boissons ? Saviez-vous que notre alimentation représente 25% du total des émissions de gaz à effet de serre ? Ou encore, a-t-on conscience qu’un kilo de bœuf génère 28 kg de CO2 alors que la consommation d’un kilo de poulet ne produit que 4,56 kg de CO2 ?

Répondre à ces questions et tant d’autres, c’est juste prendre conscience de l’impact de notre vie quotidienne sur l’environnement et la santé. Pour contribuer à favoriser des pratiques vertueuses, nous voulons permettre aux agriculteurs de s’installer à Bouc-Bel Air et proposer leur production directement aux Boucains.

Pour cela nous avons besoin de foncier agricole.  Plusieurs acteurs peuvent nous aider. L’association Terre de Liens acquiert des terres agricoles, grâce à des souscriptions citoyennes, pour y installer une nouvelle génération paysanne sur des fermes en agriculture biologique. De son côté, la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) a signé la rétrocession de 549 hectares sur la Métropole depuis le début de l’année. Avec l’aide également du Plan Alimentaire Territorial de la Métropole le retour des agriculteurs à Bouc-Bel Air est possible.

Merci à Bouc en transition et au Festival Alimenterre de nous ouvrir les yeux sur la nécessité de rendre nos terres aux agriculteurs plutôt que de les vendre aux promoteurs. 

Conseil Municipal du 17 novembre

Nos élus Geneviève Martin et Saïd Achache ont demandé lundi soir en conseil municipal la mise en place d’un comité de suivi sur le Data center prévu aux Chabauds. Ils s’associent aux regrets exprimés par le conseil municipal dans son rapport déplorant que ce projet « ne soit pas porté par un acteur national ou européen » ce qui menace notre souveraineté numérique et exigent un vrai contrôle de l’installation.

Ils souscrivent aux nombreuses réserves exprimées par les riverains et la municipalité sur les risques pour l’environnements induits par l’exploitation du site et notamment l’absence de récupération de la « chaleur fatale » avec la création d’un ilot de chaleur. Il soulignent également le cumul des nuisances et pollutions de toutes natures auxquelles la commune est déjà confrontée.

« Soucieuse des impacts environnementaux induits par la mise en service d’une telle infrastructure, dans un contexte d’urgence climatique et de recherche de réduction des consommations énergétiques, la commune attend que toutes les mesures indispensables soient prises dans ce sens et très scrupuleusement contrôlées et surveillées par les services de l’Etat. »

Dans ce contexte, et considérant l’avancée du projet et des études soumis à enquête publique, nous demandons la création d’un comité de suivi composé des partenaires (porteur de projet, Etat, commune, ARS…) et ouvert aux élus de l’opposition afin de contrôler strictement la prise en compte des nombreuses réserves sur le projet. Sans ce contrôle, les élus et les riverains n’auront aucune garantie sur le suivi des réponses apportées à ces réserves.

Jour de marché – dimanche 19 octobre

/Post du 19/10/2025

Jour de marché

Ciel bas, ciel gris, fruits et légumes multicolores… Les couleurs se moquent de l’automne qui jaunit les feuilles. C’est jour de marché à Bouc-Bel Air. Nous serons heureux d’y accueillir les futurs producteurs boucains dont nous souhaitons favoriser l’implantation pour #mangermieux, manger sain, manger bio… 

Manger mieux, c’est retrouver le goût du local. Adieu veaux, vaches, cochons… Bouc bel Air a perdu ses champs, ses paysans et ses terres agricoles. Selon l’Insee, la commune de Bouc-Bel-Air ne comptait plus dans sa population que 3 exploitants agricoles en 2021. Ils ont aujourd’hui disparu alors que la ville compte encore 143 parcelles dédiées à l’agriculture. En 1907, elle accueillait des vignes à flanc de colline et des troupeaux de chèvres et de moutons qui broutaient autour du village.  

En cohérence avec la Plan alimentaire territorial de la Métropole, nous voulons faire revenir les agriculteurs et l’agriculture à Bouc-Bel Air, favoriser les circuits courts, garantir la sécurité alimentaire (implantation d’une épicerie coopérative, d’un marché de producteurs, d’unités de transformation). 

La dépendance alimentaire peut constituer un obstacle à l’hygiène alimentaire. A l’inverse la souveraineté territoriale en la matière constitue un enjeu de santé publique en raison de son impact sur l’empreinte carbone et sur les habitudes alimentaires par le biais d’une profonde modification de l’offre. Des terres cultivées ici, pour nourrir les familles d’ici. Du champ à l’assiette : des produits locaux, sains, accessibles. Des marchés vivants, des potagers partagés, des cantines qui éduquent au bien manger. Cultiver mieux pour manger mieux, c’est prendre soin de soi, de la terre, et de ceux qui la font vivre. 

Plutôt rendre la terre aux agriculteurs que la vendre aux promoteurs !